L’initiative sur le fonds pour le climat serait beaucoup plus coûteuse qu’il n’y paraît

Avec l’initiative sur le fonds pour le climat, sur laquelle le peuple se prononcera le 8 mars, le PS et les Verts veulent voir les choses en grand en matière de protection du climat. La Suisse devrait verser chaque année 0,5 à 1 % de sa performance économique dans un fonds pour le climat. Cela peut sembler peu, mais il s’agit en réalité de sommes colossales: environ 5 à 10 milliards de francs par an!

Selon l’initiative, cet argent serait versé au fonds sans passer par le budget fédéral. Il en résulterait une accumulation massive de dettes. En l’espace de dix ans, la dette atteindrait un montant équivalent à l’ensemble du budget fédéral (100 milliards de francs). Les dimensions sont sans précédent en Suisse: rien que les frais d’intérêts supplémentaires s’élèveraient à plus de 5 milliards de francs au total pendant cette période. C’est plus que ce que nous dépensons aujourd’hui pour l’agriculture ou l’aide au développement. Et les dettes devraient être remboursées à un moment donné, ce qui signifie que le problème serait reporté sur les générations futures. Ce n’est pas durable.

De manière réaliste, ce fonds pour le climat ne pourrait pas être financé longtemps par l’endettement. Il faudrait augmenter les impôts, ce qui nous coûterait à tous jusqu’à 10 milliards de francs par an. Cela représenterait environ 1000 francs par habitant.

Non seulement cette initiative est incroyablement coûteuse, mais elle n’est pas non plus une solution intelligente pour le climat. La Suisse s’est engagée sur la voie de la neutralité carbone dans sa loi sur le climat et l’innovation et a développé de manière ciblée les instruments prévus dans la loi sur le CO₂ et dans la loi sur l’approvisionnement en énergie et en électricité. Les émissions suisses sont aujourd’hui inférieures d’environ 26 % à celles de 1990, malgré une croissance économique et démographique importante. La Suisse a dissocié sa prospérité des émissions, même en tenant compte des importations de marchandises. Il n’est donc pas nécessaire de changer de cap de manière risquée en créant un fonds. La combinaison d’instruments incitatifs, de programmes de promotion et de règles claires, approuvée par le peuple, fonctionne.

Un coup d’œil à l’étranger confirme en outre que dépenser plus d’argent ne résout que rarement les problèmes. Dans le cas du fonds climatique de l’UE, par exemple, seuls 5 % environ des milliards alloués sont réellement utilisés, plusieurs années après. Des sommes énormes sont englouties dans des rouages bureaucratiques inutiles. Il est peu réaliste de penser qu’un fonds climatique nous permettrait d’obtenir des résultats fondamentalement différents.

Commerce Suisse rejette donc l’initiative sur le fonds climatique, en accord avec le Conseil fédéral et le Parlement.

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