Nouveaux titres : Professional Bachelor et Professional Master

Depuis le 1er octobre 2026, les titulaires d’un diplôme correspondant de la formation professionnelle supérieure peuvent faire suivre leur titre des compléments « Professional Bachelor » et « Professional Master ». Les qualifications de la formation professionnelle suisse gagnent ainsi en lisibilité et en visibilité, en particulier sur le plan international. Pour les entreprises également, ces nouvelles désignations facilitent l’évaluation des qualifications professionnelles, par exemple lors de recrutements ou dans le cadre de collaborations avec des partenaires commerciaux internationaux.

Quels diplômes donnent droit à quel complément de titre ?

Professional Bachelor :

  • Brevet fédéral (examen professionnel)
  • Diplôme d’une école supérieure (diplôme ES)

Professional Master :

  • Diplôme fédéral (examen professionnel supérieur)

Le Professional Bachelor et le Professional Master sont-ils des diplômes académiques ?

Non. Il s’agit de compléments de titre de la formation professionnelle supérieure, et non de bachelors ou de masters délivrés par une haute école spécialisée ou une université. Ces compléments ne donnent pas non plus automatiquement accès à des études dans une haute école. Le titre protégé existant est maintenu.

Comment utiliser correctement les nouveaux compléments de titre ?

Le complément de titre est placé après le titre protégé, rédigé dans une langue officielle, et séparé de celui-ci par une virgule. Exemples tirés des examens fédéraux du commerce extérieur (EPAH) :

  • Spécialiste du commerce international avec brevet fédéral, Professional Bachelor
  • Responsable du commerce international diplômée/Responsable du commerce international diplômé, Professional Master

Les désignations Professional Bachelor et Professional Master ne peuvent pas être utilisées seules comme titre.

Les compléments de titre s’appliquent-ils aux diplômes déjà obtenus ?

Oui. Les nouveaux compléments de titre peuvent également être utilisés pour les diplômes correspondants obtenus antérieurement, quelle que soit l’année d’obtention. Aucun examen supplémentaire ni nouveau diplôme n’est requis.

L’utilisation des compléments de titre est-elle obligatoire ?

Non. Leur utilisation est facultative. Les titres protégés peuvent continuer à être utilisés tels quels, sans complément.

Où les compléments de titre peuvent-ils être utilisés ?

Les compléments de titre peuvent par exemple figurer dans un CV, sur LinkedIn, dans une signature électronique, sur une carte de visite ou dans un profil professionnel. Les entreprises peuvent en tenir compte pour évaluer les qualifications dans les dossiers de candidature et les profils du personnel.

De nouveaux brevets ou diplômes seront-ils délivrés ?

Aucun nouveau brevet ni diplôme ne sera délivré pour les diplômes déjà obtenus. Les brevets et diplômes existants restent valables. Le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) met à disposition un document explicatif téléchargeable, qui peut être joint au diplôme. Pour les diplômes classés dans le Cadre national des certifications (CNC), il est en outre possible de demander un supplément au diplôme actualisé, contre un émolument de 80 francs.

Le SEFRI fournit de plus amples informations sur les compléments de titre, les documents explicatifs et les suppléments au diplôme :

https://www.sbfi.admin.ch/fr/faq-paquet-de-mesures-formation-professionnelle-superieure-diplomes

Ce que disent nos membres

«Weltwirtschaftliche Krisen geben sich die Hand. Die Herausforderungen des Handels werden komplexer. Ein starker Verband mit klarer Strategie und Konsequenz gibt Orientierung und unterstützt bei anstehenden Aufgaben.»

Thomas Freuler

Präsident Schweizer Stahl- und Haustechnikverband / Spaeter AG
Vorstand Handel Schweiz

Ce que disent nos membres

« Handel-Schweiz ist aktiv und engagiert sich für den Erhalt und die Entwicklung von handelsfreundlichen Rahmenbedingungen. Denn nur ein freier Handel garantiert die Versorgungssicherheit der Schweiz und führt zu wirtschaftlichem Erfolg. »

Benjamin Stähelin

Geschäftsführer Tioman Trading SA

Ce que disent nos membres

« Handel Schweiz engagiert sich für praxisnahe Ausbildungen, um in der Berufsausbildung am Puls zu sein. Unsere Lernenden profitieren, dank einer soliden Grundlage, von tollen Karrierechancen für eine erfolgreiche berufliche Zukunft im Handelssektor. »

Karin Streit-Heizmann

Geschäftsführerin Heizmann AG

Ce que disent nos membres

« Gemeinsam mit andern für den Handel das Beste tun. »

Hans Christian von der Crone

Geschäftsführer Nimex AG / Vorstand Handel Schweiz

Votations populaires : encore une fois, le commerce dans le collimateur

À peine l’initiative sur l’alimentation, qui visait à restreindre drastiquement les importations de denrées alimentaires, a-t-elle été rejetée qu’une nouvelle initiative populaire, destinée à mettre le commerce à mal, se profile déjà. Cette fois-ci, il est question des feux d’artifice.

« La vente et l’utilisation de pièces d’artifice qui causent du bruit sont interdites. » C’est ainsi que les auteurs de l’initiative souhaitent l’inscrire dans la Constitution fédérale.

Là encore, bien sûr, seule une infime minorité de marchands est directement concernée. Ceux qui vendent des machines, des vêtements ou des matériaux de construction n’ont rien à craindre. Ou peut-être que si ?

En fin de compte, le référendum du 29 novembre ne porte pas seulement sur l’interdiction des feux d’artifice, mais aussi sur cette culture de l’interdiction qui envahit de plus en plus notre pays. Hier, les pailles en plastique ; aujourd’hui, les feux d’artifice ; demain, les chiens ; après-demain, les voitures ? Le raisonnement est toujours le même : cela nuit à l’environnement (mais qu’est-ce qui ne lui nuit pas ?), les consommateurs doivent se trouver un nouveau passe-temps, et les marchands concernés n’ont qu’à se reconvertir.

La question devrait être la suivante : dois-je interdire tout ce que je n’utilise pas personnellement ? Le comité de Commerce Suisse a clairement répondu par la négative à cette question et recommande de rejeter l’initiative.

Parallèlement, il s’est prononcé en faveur de la révision de la loi sur le matériel de guerre. Celle-ci simplifie les exportations, renforce l’industrie suisse de l’armement et, par conséquent, ses sous-traitants.

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Thomas Freuler

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Des sourires et des larmes dans la salle des pas perdus

Au cours de la session d’automne, plusieurs dossiers importants pour le commerce ont été traités.

Commençons par une bonne nouvelle : le Conseil des États a approuvé les Accords bilatéraux III. Il y a malheureusement eu une fausse note : il souhaite les soumettre à la majorité des cantons. Cette position est juridiquement indéfendable et constitue avant tout une manœuvre des représentants des petits cantons pour se mettre en avant. Ils mettent ainsi en péril, de manière tout à fait inutile, l’ensemble du paquet d’accords et, par là même, rien de moins que nos relations avec nos principaux partenaires commerciaux. Tous les espoirs reposent désormais sur le Conseil national, qui, espérons-le, corrigera cette décision.

Par ailleurs, le Conseil des États a approuvé l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur. Les échanges commerciaux avec les pays sud-américains les plus importants sur le plan économique s’en trouveront ainsi considérablement facilités. Le dossier retourne maintenant au Conseil national. Lors de la première lecture, une bizarre alliance entre écologistes et agriculteurs s’était imposée pour rejeter l’accord. Espérons que cette fois-ci, les voix de la raison l’emporteront !

Un autre vote a également été réjouissant : le Conseil national a une nouvelle fois clairement montré qu’il ne voulait plus accepter que Temu et d’autres boutiques en ligne asiatiques soient une concurrence déloyale pour les marchands suisses. En adoptant à une large majorité plusieurs motions, il a chargé le Conseil fédéral d’adapter la loi fédérale sur les denrées alimentaires et les objets usuels afin qu’elle s’applique également aux produits commandés dans des boutiques en ligne étrangères.

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Droit au but : majorité populaire ou majorité des cantons?

Ce n’est pas si compliqué que ça. Bien sûr, il faut de l’honnêteté, savoir lire, et une pincée de sérieux ne fait pas de mal non plus. Sans oublier la conviction que l’État doit être un État de droit.

Nous enfreignons tous sans cesse des lois et des règlements, parfois même la Constitution. Chaque automobiliste, chaque jour. Et hop, on file déjà à 52 km/h à travers le village. C’est une réalité et une bagatelle. Cela n’a aucune importance sur le plan politique, car il s’agit de détails.

Il en va tout autrement de la question qui donne son titre à cet article. La réponse se trouve dans deux articles de la Constitution fédérale.

L’art. 5, al. 1, Cst. stipule avec une simplicité réconfortante :

«Le droit constitue le fondement et la limite de l’action de l’État.»

Il n’est pas dit : « La fin justifie les moyens » et que, dans ce cas, la Constitution fédérale ne s’applique pas.

L’art. 141, al. 1, Cst. traite – de manière tout aussi claire et compréhensible – du référendum facultatif. Si 50 000 électeurs ou 8 cantons demandent une votation, les actes législatifs suivants sont soumis au peuple (et à aucune autre instance) :

  1. les lois fédérales ;
  2. les lois fédérales déclarées urgentes dont la durée de validité dépasse un an ;
  3. les arrêtés fédéraux, dans la mesure où la Constitution ou la loi le prévoient;
  4. les traités internationaux qui 
    1. sont à durée indéterminée et non résiliables
    2. prévoient l’adhésion à une organisation internationale
    3. contiennent des dispositions législatives importantes ou dont la mise en œuvre nécessite l’adoption de lois fédérales. »

Le fait que les accords bilatéraux relèvent de l’art. 141, al. 1, let. d, de la Constitution fédérale ressort clairement du libellé de celui-ci. Il est tout aussi évident que la votation sur les accords bilatéraux III revêt une importance capitale et qu’elle marque un tournant de grande portée. Après le « non » à l’EEE du 6 décembre 1992, l’économie suisse a stagné pendant huit ans. Le pays a dû se ressaisir et a trouvé la voie des accords bilatéraux. C’est sur cette voie que nous avançons avec succès depuis lors, aux côtés de l’UE, qui n’a cessé de tendre la main. Une histoire fondée sur un partenariat et scellée par un contrat : voilà pourquoi elle connaît un tel succès. Il n’est pas question d’asservissement. Il a fallu défendre cette voie à maintes reprises ; on nous a sans cesse mis des bâtons massifs dans les roues, toujours sous l’effet d’une euphorie destructrice et malicieuse.

Il n’est pas nécessaire d’être d’accord sur la voie à suivre en matière de politique économique. Il est légitime de se disputer, d’affaiblir ses propres forces, de se mettre des bâtons dans les roues. C’est autorisé par l’État de droit.

Ce qui est en revanche TABOU, c’est le non-respect délibéré des lois et en premier lieu de la Constitution. Le libellé de l’article 141, alinéa 1, lettre d, est clair. Si l’on se met à faire fi de la Constitution sans crier gare, simplement parce qu’elle ne nous convient pas à un moment donné, alors on s’aventure sciemment et volontairement dans un vide juridique, on se place au-dessus de la Constitution. Et ce, avec l’argument fallacieux selon lequel le projet serait si important, si sensible sur le plan politique, qu’il faudrait ignorer la Constitution.

C’est exactement le contraire qui doit prévaloir : plus un projet est important, plus sa portée est grande, plus il faut accorder de poids à la Constitution et à son application. C’est précisément sur les questions centrales que la Constitution doit être respectée de manière fiable et contraignante. Ce n’est pas le temps des petits jeux.

Le débat d’aujourd’hui a dérapé. C’est une boîte de Pandore qui s’ouvre. À chaque votation future, il faudrait d’abord se demander :

  • Est-ce que ce qui est inscrit dans la Constitution fédérale m’arrange en ce moment ?
  • Comment puis-je contourner la Constitution dans mon intérêt personnel ?
  • À quel point dois-je crier haut et fort pour ignorer la Constitution, et combien dois-je payer ?
  • Comment puis-je justifier, « pour des raisons politiques », que la Constitution ne m’engage pas dans ce cas précis ?
  • Parce que c’est important (pour qui ?), allons-nous faire voler en éclats la Constitution ?

Quiconque consacre son énergie à de telles questions et les prend en considération sape délibérément la stabilité de l’État et l’affaiblit intentionnellement. Cela ne mérite en aucun cas l’admiration ni les applaudissements. Il s’agit là d’un populisme grossier au service de ses propres intérêts, sous le couvert de l’hypocrisie de la primauté de la politique.

Kaspar Engeli, directeur de Commerce Suisse

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Initiative sur l’alimentation : non aux interdictions commerciales !

Le commerce est régulièrement la cible de critiques politiques. Cela peut paraître incroyable, mais c’est malheureusement la réalité : diverses interdictions visent à restreindre l’activité des commerçants.

Le dernier exemple en date est l’initiative alimentaire, sur laquelle le peuple et les cantons se prononceront le 27 septembre. Celle-ci vise à faire passer le taux d’autosuffisance alimentaire net de la Suisse de 46 % aujourd’hui à au moins 70 %. Pour y parvenir, la Confédération doit notamment promouvoir l’alimentation végétale. Il n’y a rien à redire à cela, mais le moyen choisi n’est pas le bon.

Les opposants à l’initiative mettent en garde contre d’éventuelles interdictions de cervelas et de fondue. De telles interdictions ou des droits de douane prohibitifs sur les produits d’origine animale constitueraient certainement un sérieux problème pour beaucoup d’entre nous. Mais cette initiative soulève un problème bien plus profond encore.

Les auteurs de l’initiative rêvent d’une « Suisse idyllique », où les consommateurs achèteraient leurs pommes de terre dans la boutique de la ferme ou, mieux encore, les cultiveraient eux-mêmes dans leur jardin. Ils se méfient profondément des denrées alimentaires provenant de l’étranger (comme de nombreux autres produits d’ailleurs).

L’initiative alimentaire touche avant tout les commerçants d’aliments pour animaux et de denrées alimentaires ; la majeure partie du commerce semble en rester épargnée. Et pourtant, elle doit être considérée comme une attaque contre l’ensemble du secteur. Quiconque qualifie les importations de manière générale de « répréhensibles » et demande à l’État de les réduire par tous les moyens s’en prend au commerce dans son ensemble. Lorsque les importations sont limitées, les exportations en souffrent rapidement elles aussi.

Au Parlement, l’initiative n’avait aucune chance : elle n’a recueilli aucune voix, ni au Conseil national ni au Conseil des États. Il faut espérer qu’elle sera rejetée tout aussi massivement par le peuple. Car les interdictions commerciales nuisent en fin de compte à tout le monde.

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Enquête conjoncturelle Commerce de gros

L’enquête conjoncturelle Commerce de gros offre chaque trimestre une image fiable de la situation des affaires dans la branche. Handel Schweiz mène cette enquête conjointement avec le KOF Centre de recherches conjoncturelles de l’EPF de Zurich. Vous trouverez sur cette page l’édition actuelle ainsi que l’analyse des résultats.

Résultats actuels : avril 2026
28 pour cent des grossistes interrogés jugent leur situation des affaires bonne. C’est le niveau le plus élevé depuis octobre 2023. La demande a légèrement progressé pour la première fois depuis deux ans, les ventes de marchandises dépassent celles du trimestre correspondant de l’année précédente, et les délais de livraison se sont à nouveau allongés. L’enquête d’avril 2026 confirme ainsi le retournement de tendance.

Des obstacles toujours perceptibles
58 pour cent des entreprises citent toujours l’insuffisance de la demande comme principal obstacle. Suivent les conditions cadres économiques et juridiques avec 38 pour cent ainsi que la pénurie de main-d’œuvre avec 12 pour cent. Plusieurs réponses étaient possibles.

Une évolution contrastée selon les branches
Les secteurs des machines et équipements ainsi que des produits agricoles de base affichent une reprise particulièrement marquée. Dans les machines et équipements, la situation bénéficiaire et les ventes de marchandises s’améliorent pour la première fois depuis 2023. La branche des produits alimentaires, boissons et tabacs annonce à nouveau une bonne marche des affaires.

Les intermédiaires du commerce restent en revanche sous pression. Le secteur des TIC présente une image contrastée : bien que la demande et la situation bénéficiaire aient progressé au cours des trois derniers mois, les entreprises jugent majoritairement leur situation des affaires mauvaise pour la première fois depuis 2020.

Vous pouvez commander le rapport complet ici :

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Plateformes de commerce en ligne : le Conseil national instaure enfin des règles claires

Au cours de cette session extraordinaire, le Conseil national a adopté deux interventions qui intéressent à la fois l’économie et les consommateurs. La motion 24.3687 de Sophie Michaud Gigon (Les Verts/Vaud) vise à obliger les plateformes de commerce en ligne ayant leur siège dans un pays tiers à désigner un représentant juridique en Suisse. Quant à la motion 24.4240 de Benjamin Roduit (Le Centre/Valais), elle exige que la sécurité des produits soit également garantie lors de l’importation d’articles destinés à un usage personnel. Le National a ainsi envoyé un signal plus que jamais nécessaire et réjouissant, tant en faveur des consommateurs que d’une concurrence loyale.

Le National a adopté la motion Michaud Gigon, qui vise à obliger chacune des grandes plateformes de commerce en ligne étrangères actives sur le marché suisse à désigner un représentant juridique sur place. Cela permettra aux consommateurs ainsi qu’aux concurrents de faire valoir leurs droits plus facilement. Les plateformes concernées ne pourront donc plus se cacher derrière l’«anonymat» de leurs sièges étrangers. Et les autorités disposeront enfin d’un interlocuteur, ce qui facilitera l’application effective du droit.

En acceptant la motion Roduit, le National montre sa volonté de combler une lacune juridique, en garantissant que les produits destinés aux consommateurs en Suisse et vendus via des plateformes en ligne étrangères répondent aux exigences du droit suisse (notamment la Loi sur la sécurité des produits, la Loi sur les denrées alimentaires ou l’Ordonnance sur les jouets). Il s’agit de garantir des conditions équitables entre les plateformes de commerce en ligne étrangères et les commerçants suisses. L’adoption de cette motion est donc une victoire en faveur d’une concurrence loyale. De plus, les consommateurs seront mieux protégés contre des produits potentiellement dangereux.

Une large coalition d’organisations économiques et de consommateurs (voir en-tête) se réjouit de ces deux décisions du Conseil national. Celles-ci montrent que le Parlement prend enfin au sérieux les préoccupations des consommateurs et des commerçants suisses.

Depuis plusieurs années déjà, de nombreuses organisations économiques et de consommateurs réclament l’instauration de conditions équitables dans le commerce en ligne. Les plateformes de vente internationales telles que Temu et Shein profitent depuis longtemps de lacunes juridiques. Ces dernières permettent à ces commerçants, principalement chinois, de livrer en Suisse, légalement et massivement, des marchandises souvent de mauvaise qualité, dangereuses et même toxiques. Et ce, sans payer de taxes de recyclage.

Chaque jour, jusqu’à 500 000 colis en provenance d’Asie arrivent en Suisse, dont beaucoup contiennent des produits qui ne répondent pas aux normes de sécurité helvétiques. Une enquête menée par l’Association suisse des jouets montre que 15 jouets sur 18 commandés sur Temu et Shein ne seraient pas commercialisables. Les résultats des tests européens sont également alarmants: plus de 80% des jouets évalués présentent des défauts de sécurité et contiennent des substances nocives interdites et dangereuses pour la santé. De plus, les produits de ces plateformes de vente en ligne, expédiés individuellement par fret aérien, causent des dommages environnementaux considérables. Cette pratique génère des émissions de CO₂ jusqu’à 50 fois supérieures à celles du transport conventionnel par conteneurs.

Les deux motions sont désormais transmises au Conseil des États.

Contact
Commerce Suisse
Elias Welti
Membre de la direction
+41 61 228 90 37
ewelti@handel-schweiz.com

Fédération romande des consommateurs
Sophie Michaud Gigon
Secrétaire générale
+41 77 434 64 08

SWISS RETAIL FEDERATION
Patrick Erny
Directeur
+41 31 312 40 40
medien@swiss-retail.ch

SWISS TEXTILES
Peter Flückiger
Président du comité de direction
+41 44 289 79 31
Peter.flueckiger@swisstextiles.ch

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États des lieux du commerce : un tableau contrasté dans un contexte exigeant

Demande stable dans de nombreux domaines – pression croissante liée aux coûts, à la concurrence et aux incertitudes géopolitiques

La situation actuelle dans les branches du commerce offre un tableau contrasté. Si la demande reste stable dans de nombreux domaines – parfois même soutenue -, de nombreuses entreprises font face à des pressions croissantes : les marges diminuent, les coûts de l’énergie et du transport restent élevés, les chaînes d’approvisionnement demeurent vulnérables et les incertitudes géopolitiques compliquent la planification. Dans certains segments, la disponibilité des marchandises redevient également un  enjeu central.

La situation est particulièrement tendue dans les branches du commerce proches de l’industrie. L’industrie MEM souffre des effets des droits de douane américains, de la cherté de l’énergie et du ralentissement conjoncturel en Allemagne – une évolution qui touche aussi le commerce technique et pèse particulièrement sur les petites entreprises.

Dans les branches du commerce liées à la construction et aux matières premières, la demande apparaît dans l’ensemble solide. Le commerce de matériaux de construction affiche une demande solide, quand bien même les marges restent sous pression. La hausse des prix de l’énergie renchérit les transports, et dans les régions frontalières, la concurrence des fournisseurs allemands s’intensifie. Des signaux similaires proviennent du secteur des matériaux dérivés du bois, où le bois continue de séduire comme matériau de construction.

D’autres branches présentent elles aussi une image contrastée. Les grossistes en matériel électrique ont enregistré un léger recul du chiffre d’affaires en 2025, tout en déplorant des retards croissants dans les projets de construction, freinés par des oppositions et des exigences réglementaires. Dans le secteur des machines de chantier, l’activité s’est maintenue à un bon niveau.

Chez les négociants en acier, l’année 2025 s’est révélée légèrement meilleure en termes de chiffre d’affaires, et une hausse de la demande est attendue pour 2026. Les marges restent néanmoins fortement sous pression, et les tendances protectionnistes dans l’UE ajoutent une couche d’incertitude. Dans le domaine de l’acier inoxydable, en revanche, 2025 a été faible, notamment en raison du recul des investissements de l’industrie pharmaceutique en Suisse.

Le contexte géopolitique génère aussi des incertitudes supplémentaires. La guerre en Iran se traduit, dans plusieurs branches, par une hausse des prix de l’énergie, des transports et des produits intermédiaires. D’éventuelles perturbations des voies de transport internationales et des chaînes d’approvisionnement sont également perçues comme un risque.

La pression concurrentielle exercée par des fournisseurs étrangers se fait par ailleurs de plus en plus sentir. Des produits bon marché en provenance de Chine affluent dans plusieurs branches du commerce et tirent les prix vers le bas — phénomène particulièrement marqué pour les plateformes élévatrices, les machines de chantier, les motos ainsi que le secteur textile. Dans le commerce textile, l’essor de plateformes en ligne internationales comme Temu et Shein vient encore accentuer la pression, en captant des parts de marché.

Les marchés de consommation et de niche présentent eux aussi une image hétérogène. La vente directe fait état de bons résultats, tandis que dans le commerce de gros du cuir, la demande recule et les exigences administratives augmentent. Dans le commerce du vin, la consommation est en baisse depuis un certain temps et certaines propositions réglementaires sont jugées problématiques. À l’opposé, la consommation d’œufs a nettement progressé, entraînant dans son sillage une hausse des prix. Le secteur laitier, lui, reste sous tension, notamment en raison de surproductions.

Dans le domaine informatique, les prix des supports de stockage ont fortement augmenté, liée au développement des centres de données dans le contexte du boom de l’IA. Dans la branche de l’imagerie, ce sont notamment les appareils photo compacts qui évoluent positivement. Le commerce de jouets a enregistré une croissance d’environ 5 %, tandis que les produits médicaux démontrent une nouvelle fois leur résistance aux crises.

Dans l’ensemble, il apparaît que de nombreuses branches du commerce se maintiennent à un niveau solide malgré un environnement exigeant. En même temps, la pression des coûts, la compression des marges, les exigences réglementaires et la concurrence internationale continuent de s’intensifier. Les évolutions diffèrent selon les branches, mais les défis restent largement partagés.

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Prévoyance professionnelle auprès de la Fondation LPP Commerce Suisse – désormais accessible même sans affiliation à l’AK71

La Fondation LPP Commerce Suisse s’ouvre : dès à présent, les entreprises qui ne sont pas affiliées à la Caisse de compensation Commerce Suisse (AK71) peuvent également s’affilier. L’accès à une solution de prévoyance éprouvée s’en trouve ainsi considérablement élargi.

Depuis plus de 40 ans, la fondation assure les membres de Commerce Suisse dans le domaine de la prévoyance professionnelle. Ils bénéficient d’avantages financiers au niveau des 1er et 2e piliers grâce à une gestion de fortune prudente, axée sur la sécurité et offrant des rendements conformes au marché.

Voici ce qui distingue la Fondation LPP Commerce Suisse :

  1. Plans de prévoyance flexibles
    Les entreprises affiliées décident, en concertation avec leurs assurés, des plans de prévoyance à mettre en œuvre.
  2. Pas de cotisations pour frais administratifs
    Les entreprises et les assurés affiliés à l’AK71 ne paient pas de cotisations pour frais administratifs à la caisse de pension.
  3. Sécurité élevée
    Le taux de couverture élevé garantit la stabilité, tant pour les employeurs que pour les assurés.
  4. Rendement élevé des avoirs de vieillesse
    Le taux de couverture élevé et les rendements conformes au marché permettent un rendement des avoirs de vieillesse supérieur à la moyenne.
  5. Portails en ligne à la pointe de la technologie
    La caisse est gérée à l’aide du système de gestion de caisses de pension le plus moderne de Suisse, avec des portails en ligne avancés pour les employeurs et les assurés.
  6. Informations transparentes
    Les employeurs et les assurés ont à tout moment accès aux chiffres essentiels de leur solution de prévoyance.

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Prévoyance professionelle AK71

Ce que disent nos membres

«Weltwirtschaftliche Krisen geben sich die Hand. Die Herausforderungen des Handels werden komplexer. Ein starker Verband mit klarer Strategie und Konsequenz gibt Orientierung und unterstützt bei anstehenden Aufgaben.»

Thomas Freuler

Präsident Schweizer Stahl- und Haustechnikverband / Spaeter AG
Vorstand Handel Schweiz

Ce que disent nos membres

« Handel-Schweiz ist aktiv und engagiert sich für den Erhalt und die Entwicklung von handelsfreundlichen Rahmenbedingungen. Denn nur ein freier Handel garantiert die Versorgungssicherheit der Schweiz und führt zu wirtschaftlichem Erfolg. »

Benjamin Stähelin

Geschäftsführer Tioman Trading SA

Ce que disent nos membres

« Handel Schweiz engagiert sich für praxisnahe Ausbildungen, um in der Berufsausbildung am Puls zu sein. Unsere Lernenden profitieren, dank einer soliden Grundlage, von tollen Karrierechancen für eine erfolgreiche berufliche Zukunft im Handelssektor. »

Karin Streit-Heizmann

Geschäftsführerin Heizmann AG

Ce que disent nos membres

« Gemeinsam mit andern für den Handel das Beste tun. »

Hans Christian von der Crone

Geschäftsführer Nimex AG / Vorstand Handel Schweiz

Enfin: les mentions «Professional Bachelor» et «Professional Master» sont introduites!

Le 17 décembre, le Conseil national a approuvé, en tant que deuxième chambre, une modification de la loi sur la formation professionnelle. Et cette décision a été confirmée lors des votes de clôture de la session des chambres.

Avec la révision de la loi sur la formation professionnelle, les diplômes de la formation professionnelle supérieure sont désormais accompagnés des mentions « Professional Bachelor » et « Professional Master ». Il s’agit d’une étape importante, en particulier pour ceux qui ont bâti leur carrière sur la pratique, la responsabilité et de réelles compétences.

Qu’est-ce que cela signifie pour nos diplômes?

Commerce Suisse fait partie des organismes responsables des examens professionnels de spécialiste du commerce international avec brevet fédéral et de spécialiste du e-commerce avec brevet fédéral ainsi que l’examen professionnel supérieur de responsable du commerce international diplômé. Ceux-ci appartiennent au niveau tertiaire, et c’est précisément ce qui va désormais être visible :

  • Les diplômés de l’examen professionnel pourront désormais porter le titre supplémentaire de « Professional Bachelor ».
  • Les diplômés de l’examen professionnel supérieur recevront le titre supplémentaire de « Professional Master ».

La valeur ajoutée pour nos diplômés

Ces titres ne changent rien à leurs compétences, mais ils changent la perception qu’on en a : ils sont désormais compris à l’échelle internationale, et non plus seulement nationale. Leurs compétences sont plus visibles. Et cette visibilité crée des opportunités.

Commerce Suisse s’engage depuis des années dans la formation

Depuis des années, nos examens sont synonymes de proximité avec la pratique, de haut niveau et de pertinence réelle pour le marché du travail. Avec ces nouveaux titres, ce profil est désormais également reconnu à l’échelle internationale. Cela renforce chaque carrière individuellement, mais aussi notre secteur dans son ensemble.

Quelles questions restent en suspens?

À l’heure actuelle, on ne sait pas encore à partir de quand les nouveaux titres pourront être officiellement demandés ni quelle sera la procédure exacte. Nous vous tiendrons informés dès que le gouvernement aura précisé ces points.

Ce que disent nos membres

«Weltwirtschaftliche Krisen geben sich die Hand. Die Herausforderungen des Handels werden komplexer. Ein starker Verband mit klarer Strategie und Konsequenz gibt Orientierung und unterstützt bei anstehenden Aufgaben.»

Thomas Freuler

Präsident Schweizer Stahl- und Haustechnikverband / Spaeter AG
Vorstand Handel Schweiz

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« Handel-Schweiz ist aktiv und engagiert sich für den Erhalt und die Entwicklung von handelsfreundlichen Rahmenbedingungen. Denn nur ein freier Handel garantiert die Versorgungssicherheit der Schweiz und führt zu wirtschaftlichem Erfolg. »

Benjamin Stähelin

Geschäftsführer Tioman Trading SA

Ce que disent nos membres

« Handel Schweiz engagiert sich für praxisnahe Ausbildungen, um in der Berufsausbildung am Puls zu sein. Unsere Lernenden profitieren, dank einer soliden Grundlage, von tollen Karrierechancen für eine erfolgreiche berufliche Zukunft im Handelssektor. »

Karin Streit-Heizmann

Geschäftsführerin Heizmann AG

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« Gemeinsam mit andern für den Handel das Beste tun. »

Hans Christian von der Crone

Geschäftsführer Nimex AG / Vorstand Handel Schweiz