Assurer la relève, façonner l’avenir : le secteur du commerce en Suisse investit dans les professionnels de demain
L’année 2026 a marqué un tournant pour la formation dans le secteur du commerce : les examens finaux de formation commerciale ont été organisés pour la première fois selon un nouveau format, tandis que la formation professionnelle supérieure continue d’évoluer dans le domaine du commerce extérieur. Tour d’horizon de ces deux volets.
Examens finaux de formation commerciale dans le secteur du commerce – nouvelle procédure de qualification
La procédure de qualification 2026 marque une étape importante : pour la première fois, les examens finaux de formation commerciale ont été organisés conformément à la nouvelle ordonnance sur la formation professionnelle de 2023 un format entièrement repensé qui remplace les examens de l’année dernière, organisés selon l’ordonnance de 2012. Au cours d’un examen d’environ 50 minutes, les apprentis démontrent comment ils sont capables de mettre en pratique les compétences opérationnelles acquises au cours de leur formation de trois ans. L’accent est ainsi délibérément déplacé de la simple connaissance des faits vers une compétence opérationnelle globale.
En mai, 241 apprentis en Suisse alémanique et 39 en Suisse romande ont passé leur examen final dans la branche du commerce, sous l’œil de 174 experts. Le bilan est positif : en moyenne, les apprentis ont obtenu de bons résultats et les experts ont évalué les candidats de manière équitable, professionnelle et transparente.
Commerce Suisse a maîtrisé cette transformation de manière structurée et avec un haut niveau de qualité ; il s’agit d’un test pratique réussi qui a fourni des enseignements précieux pour une optimisation future.
Examens professionnels et examens professionnels supérieurs : spécialistes du commerce international
Les examens de commerce international relèvent de la formation professionnelle supérieure. Ils sont organisés par l’EFCE, dont le secrétariat est géré par Commerce Suisse. En 2026 également, un cycle complet s’est déroulé : il a débuté en février avec les épreuves écrites de l’examen professionnel supérieur et s’est achevé, comme toujours, par les présentations de diplôme en août. De la théorie à la pratique, tout est ainsi couvert.
108 candidates et candidats se sont présentés à l’examen professionnel, et 4 à l’examen professionnel supérieur (EPS). Ce chiffre est en baisse par rapport à l’année précédente, notamment au niveau de l’EPS – un point que nous prenons au sérieux, tant sur le plan financier qu’en ce qui concerne la diffusion de ces diplômes. Il y a tout de même eu une belle première : pour la première fois, des candidats du Tessin étaient également de la partie. C’est un signe encourageant qui montre que la formation s’implante dans toute la Suisse. L’examen professionnel a enregistré un taux de réussite de 70,4 %.
Et les choses bougent. Nous continuons également à nous développer dans l’organisation même des examens, notamment grâce à l’utilisation de solutions numériques. Tournés vers l’avenir, nous actualiserons le contenu des examens en fonction des dernières évolutions économiques lors de la prochaine révision quinquennale. Une vaste enquête menée auprès d’entreprises, d’établissements de formation et de diplômés nous indique la voie à suivre. Ainsi, la qualité technique reste élevée et les diplômes continuent de gagner en importance pour le secteur.
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Info formation commerciale
Journée du Comerce 2026
Politique et économie en dialogue – Journée du Commerce 2026
Des règles du jeu équitables dans la concurrence mondiale, une collaboration étroite entre le monde politique et celui des affaires, un « NON » à l’initiative du chaos et un engagement en faveur d’un libre-échange diversifié avec tous les partenaires mondiaux : tels étaient les messages clés de la Journée du commerce 2026. Devant près de 180 membres et invités, des représentants du monde politique et économique se sont réunis à l’Institut Gottlieb Duttweiler de Rüschlikon, dans le cadre de l’assemblée générale de Handel Schweiz, pour discuter des défis auxquels est confrontée la place économique suisse.
Lors de l’ouverture, le président Daniel Broglie a souligné l’importance de relations stables et fiables entre le monde politique et celui des affaires. Peter Spuhler (Stadler Rail AG) a présenté un aperçu percutant de la situation de la Suisse et a justifié son « NON » à l’initiative du chaos, tandis que la secrétaire d’État Helene Budliger Artieda a donné un aperçu des défis actuels en matière de politique économique.
Cinq nouveaux membres du comité ont également été élus lors de l’assemblée générale : Roger Altenburger, Nicola Probst, Nathalie Schneitter, Dominique Specht et Andreas Zivy. À cette occasion, les membres sortants du comité ont été remerciés, et des remerciements particuliers ont été adressés à l’ancien président Rudolf O. Schmid pour son engagement de longue date.
La journée s’est terminée par un échange animé autour d’un délicieux apéritif.
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« Le monde des affaires a perdu en crédibilité »
Andreas Zivy revient sur son élection au comité de Commerce Suisse, sur les accords bilatéraux et sur la nécessité pour les entrepreneurs de s’engager davantage.
Monsieur Zivy, vous venez d’être élu au comité de Commerce Suisse. Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ?
J’ai été très honoré de cette sollicitation. Ce qui m’a surtout séduit, c’est la perspective de pouvoir m’impliquer dans un sujet qui me tient à cœur : les accords bilatéraux. C’est un enjeu central pour notre entreprise, mais aussi pour moi personnellement. Je suis un fervent défenseur de cette voie. Lorsque l’occasion s’est présentée d’apporter une contribution concrète dans ce domaine, cela m’a séduit.
Vous êtes membre de Commerce Suisse Commerce Suisse depuis de nombreuses années. Comment percevez-vous l’association de l’extérieur – quels sont ses points forts ?
L’un des grands atouts de Commerce Suisse réside dans son positionnement clair, notamment sur les questions de politique européenne telles que les accords bilatéraux. Cela ne va malheureusement pas de soi chez les associations professionnelles. J’apprécie cette clarté et je trouve juste que Commerce Suisse ait sa place au sein d’economiesuisse. Honnêtement, j’ai longtemps trop peu connu ses activités en détail. Notre activité est fortement orientée vers l’international, c’est pourquoi nous n’avons jamais été très présents dans le travail associatif. Je me réjouis d’autant plus de changer cela désormais.
Dans quels domaines Commerce Suisse – et l’économie dans son ensemble – pourrait-elle gagner en efficacité ?
Ce qui me frappe depuis longtemps, c’est que le monde des affaires a perdu en crédibilité. Cela tient aussi au fait que de nombreux dirigeants ne souhaitent plus s’engager politiquement. Je me souviens d’une conversation au cours de laquelle un responsable m’a dit qu’on ne voulait pas s’exposer, car une grande partie des actionnaires venait de l’étranger. Cela m’a interpellé, et je trouve que c’est une erreur.
J’ai un jour entendu une bonne suggestion dans un autre cercle : chaque chef d’entreprise devrait prendre la parole plusieurs fois par an lors d’un événement public – une assemblée communale ou une réunion de parti – et se faire le porte-parole du monde des affaires. C’est exactement ce qui nous manque. C’est peut-être un sujet que nous devrions aborder au sein du comité : que nous redevenions tous plus visibles.
Vous parlez d’un manque de visibilité. À quoi cela tient-il ?
Nous ne nous sommes pas suffisamment impliqués pendant des années. L’ancien conseiller aux États René Rhinow l’a un jour très bien exprimé : on ne peut pas mener une campagne à la dernière minute et s’attendre à gagner. Il faut préparer le terrain longtemps à l’avance – expliquer pendant des années ce que signifient concrètement, par exemple, les accords bilatéraux. Beaucoup de gens ne savent même pas exactement de quoi il s’agit. Même dans mon propre entourage, on m’a demandé pourquoi je m’engageais pour un « accord aussi ennuyeux ». Ma réponse a été : parce que c’est l’un des accords les plus importants dont nous disposons en Suisse.
En quoi la libre circulation des personnes concerne-t-elle concrètement une entreprise commerciale comme la vôtre ?
Très directement. Aujourd’hui, nous gérons les marchés de l’UE de manière centralisée depuis la Suisse. Si la libre circulation des personnes venait à disparaître, nous devrions tout défaire : les structures, qui sont aujourd’hui regroupées de manière allégée en un seul lieu, devraient être réparties à nouveau sur différents sites. À cela s’ajoute l’accès au marché : nous pouvons aujourd’hui importer, exporter, entreposer temporairement et gérer la TVA au sein de l’UE – le tout coordonné depuis la Suisse. Cet avantage serait remis en cause. Pour une entreprise de commerce physique qui achemine des marchandises de A à B, c’est une question de survie.
Vous vous engagez également en dehors de l’association sur ces thèmes.
Oui. Je dirige une petite fondation qui défend des causes démocratiques et je participe au projet « Erfolgreiche Schweiz » (Suisse prospérante). Il s’agit d’un mouvement non partisan qui vise à montrer qu’il existe en Suisse de nombreuses voix en faveur d’une relation ouverte et partenariale avec l’Europe. Nous ne nous considérons pas comme des concurrents des associations ou des partis, bien au contraire. L’objectif est que le plus grand nombre possible de personnes prennent position de manière visible.
Si vous jetez un regard rétrospectif sur votre mandat au sein du comité de Commerce Suisse, qu’est-ce qui constituerait pour vous une réussite ?
Si nous remportons la votation sur les accords bilatéraux, tout le reste serait secondaire à mes yeux. Ce serait l’essentiel.

Portrait
Andreas Zivy (né en 1955) a dirigé pendant 15 ans la société internationale Ameropa Holding AG en tant que président du conseil d’administration, représentant la troisième génération de la famille fondatrice, et fait désormais partie du comité de Commerce Suisse. Depuis des années, il s’engage en faveur de la démocratie libérale en tant que président de la Fondation pour la démocratie de Bâle et initiateur de l’action non partisane « Erfolgreiche Schweiz ».
En 2025, les éditions Schwabe ont publié son ouvrage « Die dekonstruierte Gesellschaft oder das Ende der Aufklärung », un appel à la prise de conscience percutant et un plaidoyer pour le sauvetage de la démocratie.

















