Assurer la relève, façonner l’avenir : le secteur du commerce en Suisse investit dans les professionnels de demain
L’année 2026 a marqué un tournant pour la formation dans le secteur du commerce : les examens finaux de formation commerciale ont été organisés pour la première fois selon un nouveau format, tandis que la formation professionnelle supérieure continue d’évoluer dans le domaine du commerce extérieur. Tour d’horizon de ces deux volets.
Examens finaux de formation commerciale dans le secteur du commerce – nouvelle procédure de qualification
La procédure de qualification 2026 marque une étape importante : pour la première fois, les examens finaux de formation commerciale ont été organisés conformément à la nouvelle ordonnance sur la formation professionnelle de 2023 un format entièrement repensé qui remplace les examens de l’année dernière, organisés selon l’ordonnance de 2012. Au cours d’un examen d’environ 50 minutes, les apprentis démontrent comment ils sont capables de mettre en pratique les compétences opérationnelles acquises au cours de leur formation de trois ans. L’accent est ainsi délibérément déplacé de la simple connaissance des faits vers une compétence opérationnelle globale.
En mai, 241 apprentis en Suisse alémanique et 39 en Suisse romande ont passé leur examen final dans la branche du commerce, sous l’œil de 174 experts. Le bilan est positif : en moyenne, les apprentis ont obtenu de bons résultats et les experts ont évalué les candidats de manière équitable, professionnelle et transparente.
Commerce Suisse a maîtrisé cette transformation de manière structurée et avec un haut niveau de qualité ; il s’agit d’un test pratique réussi qui a fourni des enseignements précieux pour une optimisation future.
Examens professionnels et examens professionnels supérieurs : spécialistes du commerce international
Les examens de commerce international relèvent de la formation professionnelle supérieure. Ils sont organisés par l’EFCE, dont le secrétariat est géré par Commerce Suisse. En 2026 également, un cycle complet s’est déroulé : il a débuté en février avec les épreuves écrites de l’examen professionnel supérieur et s’est achevé, comme toujours, par les présentations de diplôme en août. De la théorie à la pratique, tout est ainsi couvert.
108 candidates et candidats se sont présentés à l’examen professionnel, et 4 à l’examen professionnel supérieur (EPS). Ce chiffre est en baisse par rapport à l’année précédente, notamment au niveau de l’EPS – un point que nous prenons au sérieux, tant sur le plan financier qu’en ce qui concerne la diffusion de ces diplômes. Il y a tout de même eu une belle première : pour la première fois, des candidats du Tessin étaient également de la partie. C’est un signe encourageant qui montre que la formation s’implante dans toute la Suisse. L’examen professionnel a enregistré un taux de réussite de 70,4 %.
Et les choses bougent. Nous continuons également à nous développer dans l’organisation même des examens, notamment grâce à l’utilisation de solutions numériques. Tournés vers l’avenir, nous actualiserons le contenu des examens en fonction des dernières évolutions économiques lors de la prochaine révision quinquennale. Une vaste enquête menée auprès d’entreprises, d’établissements de formation et de diplômés nous indique la voie à suivre. Ainsi, la qualité technique reste élevée et les diplômes continuent de gagner en importance pour le secteur.
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Journée du Comerce 2026
Politique et économie en dialogue – Journée du Commerce 2026
Des règles du jeu équitables dans la concurrence mondiale, une collaboration étroite entre le monde politique et celui des affaires, un « NON » à l’initiative du chaos et un engagement en faveur d’un libre-échange diversifié avec tous les partenaires mondiaux : tels étaient les messages clés de la Journée du commerce 2026. Devant près de 180 membres et invités, des représentants du monde politique et économique se sont réunis à l’Institut Gottlieb Duttweiler de Rüschlikon, dans le cadre de l’assemblée générale de Handel Schweiz, pour discuter des défis auxquels est confrontée la place économique suisse.
Lors de l’ouverture, le président Daniel Broglie a souligné l’importance de relations stables et fiables entre le monde politique et celui des affaires. Peter Spuhler (Stadler Rail AG) a présenté un aperçu percutant de la situation de la Suisse et a justifié son « NON » à l’initiative du chaos, tandis que la secrétaire d’État Helene Budliger Artieda a donné un aperçu des défis actuels en matière de politique économique.
Cinq nouveaux membres du comité ont également été élus lors de l’assemblée générale : Roger Altenburger, Nicola Probst, Nathalie Schneitter, Dominique Specht et Andreas Zivy. À cette occasion, les membres sortants du comité ont été remerciés, et des remerciements particuliers ont été adressés à l’ancien président Rudolf O. Schmid pour son engagement de longue date.
La journée s’est terminée par un échange animé autour d’un délicieux apéritif.
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« Le monde des affaires a perdu en crédibilité »
Andreas Zivy revient sur son élection au comité de Commerce Suisse, sur les accords bilatéraux et sur la nécessité pour les entrepreneurs de s’engager davantage.
Monsieur Zivy, vous venez d’être élu au comité de Commerce Suisse. Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ?
J’ai été très honoré de cette sollicitation. Ce qui m’a surtout séduit, c’est la perspective de pouvoir m’impliquer dans un sujet qui me tient à cœur : les accords bilatéraux. C’est un enjeu central pour notre entreprise, mais aussi pour moi personnellement. Je suis un fervent défenseur de cette voie. Lorsque l’occasion s’est présentée d’apporter une contribution concrète dans ce domaine, cela m’a séduit.
Vous êtes membre de Commerce Suisse Commerce Suisse depuis de nombreuses années. Comment percevez-vous l’association de l’extérieur – quels sont ses points forts ?
L’un des grands atouts de Commerce Suisse réside dans son positionnement clair, notamment sur les questions de politique européenne telles que les accords bilatéraux. Cela ne va malheureusement pas de soi chez les associations professionnelles. J’apprécie cette clarté et je trouve juste que Commerce Suisse ait sa place au sein d’economiesuisse. Honnêtement, j’ai longtemps trop peu connu ses activités en détail. Notre activité est fortement orientée vers l’international, c’est pourquoi nous n’avons jamais été très présents dans le travail associatif. Je me réjouis d’autant plus de changer cela désormais.
Dans quels domaines Commerce Suisse – et l’économie dans son ensemble – pourrait-elle gagner en efficacité ?
Ce qui me frappe depuis longtemps, c’est que le monde des affaires a perdu en crédibilité. Cela tient aussi au fait que de nombreux dirigeants ne souhaitent plus s’engager politiquement. Je me souviens d’une conversation au cours de laquelle un responsable m’a dit qu’on ne voulait pas s’exposer, car une grande partie des actionnaires venait de l’étranger. Cela m’a interpellé, et je trouve que c’est une erreur.
J’ai un jour entendu une bonne suggestion dans un autre cercle : chaque chef d’entreprise devrait prendre la parole plusieurs fois par an lors d’un événement public – une assemblée communale ou une réunion de parti – et se faire le porte-parole du monde des affaires. C’est exactement ce qui nous manque. C’est peut-être un sujet que nous devrions aborder au sein du comité : que nous redevenions tous plus visibles.
Vous parlez d’un manque de visibilité. À quoi cela tient-il ?
Nous ne nous sommes pas suffisamment impliqués pendant des années. L’ancien conseiller aux États René Rhinow l’a un jour très bien exprimé : on ne peut pas mener une campagne à la dernière minute et s’attendre à gagner. Il faut préparer le terrain longtemps à l’avance – expliquer pendant des années ce que signifient concrètement, par exemple, les accords bilatéraux. Beaucoup de gens ne savent même pas exactement de quoi il s’agit. Même dans mon propre entourage, on m’a demandé pourquoi je m’engageais pour un « accord aussi ennuyeux ». Ma réponse a été : parce que c’est l’un des accords les plus importants dont nous disposons en Suisse.
En quoi la libre circulation des personnes concerne-t-elle concrètement une entreprise commerciale comme la vôtre ?
Très directement. Aujourd’hui, nous gérons les marchés de l’UE de manière centralisée depuis la Suisse. Si la libre circulation des personnes venait à disparaître, nous devrions tout défaire : les structures, qui sont aujourd’hui regroupées de manière allégée en un seul lieu, devraient être réparties à nouveau sur différents sites. À cela s’ajoute l’accès au marché : nous pouvons aujourd’hui importer, exporter, entreposer temporairement et gérer la TVA au sein de l’UE – le tout coordonné depuis la Suisse. Cet avantage serait remis en cause. Pour une entreprise de commerce physique qui achemine des marchandises de A à B, c’est une question de survie.
Vous vous engagez également en dehors de l’association sur ces thèmes.
Oui. Je dirige une petite fondation qui défend des causes démocratiques et je participe au projet « Erfolgreiche Schweiz » (Suisse prospérante). Il s’agit d’un mouvement non partisan qui vise à montrer qu’il existe en Suisse de nombreuses voix en faveur d’une relation ouverte et partenariale avec l’Europe. Nous ne nous considérons pas comme des concurrents des associations ou des partis, bien au contraire. L’objectif est que le plus grand nombre possible de personnes prennent position de manière visible.
Si vous jetez un regard rétrospectif sur votre mandat au sein du comité de Commerce Suisse, qu’est-ce qui constituerait pour vous une réussite ?
Si nous remportons la votation sur les accords bilatéraux, tout le reste serait secondaire à mes yeux. Ce serait l’essentiel.

Portrait
Andreas Zivy (né en 1955) a dirigé pendant 15 ans la société internationale Ameropa Holding AG en tant que président du conseil d’administration, représentant la troisième génération de la famille fondatrice, et fait désormais partie du comité de Commerce Suisse. Depuis des années, il s’engage en faveur de la démocratie libérale en tant que président de la Fondation pour la démocratie de Bâle et initiateur de l’action non partisane « Erfolgreiche Schweiz ».
En 2025, les éditions Schwabe ont publié son ouvrage « Die dekonstruierte Gesellschaft oder das Ende der Aufklärung », un appel à la prise de conscience percutant et un plaidoyer pour le sauvetage de la démocratie.
Commerce Suisse lance sa campagne contre l’«initiative du chaos»
Bâle, 13 mai 2026 – Un mois avant la votation, Commerce Suisse lance sa propre campagne contre l’«initiative du chaos». Après que le comité directeur a adopté le mot d’ordre du NON, l’association donne la parole à des acteurs du commerce pour illustrer ce que l’acceptation de l’initiative signifi erait pour la sécurité d’approvisionnement, le marché du travail et les relations commerciales.
La campagne s’articule autour d’une vidéo dans laquelle deux chefs d’entreprise décrivent les conséquences concrètes de l’initiative : chaînes d’approvisionnement perturbées, pénurie de personnel, offre réduite et prix en hausse. «Un plafond démographique rigide inscrit dans la Constitution menacerait précisément ce qui a fait la force de la Suisse : un marché du travail ouvert et flexible, et des relations fiables avec notre principal partenaire commercial», déclare Kaspar Engeli, directeur de Commerce Suisse. «Les répercussions frapperaient durement le commerce – et, au final, chaque consommatrice et chaque consommateur à la caisse.»
Campagne en ligne de Commerce Suisse
La campagne se déploie sur plusieurs canaux : elle s’articule autour de la vidéo de campagne sur YouTube, des vidéos et témoignages et d’autres contenus sur LinkedIn, Instagram et Facebook, ainsi qu’une campagne publicitaire en ligne. Les principaux arguments se retrouvent sur la page spéciale de la campagne.
Ce qui est en jeu pour le commerce
L’initiative exige que la population suisse ne dépasse pas le seuil de 10 millions d’habitants d’ici 2050. Dès 9,5 millions d’habitantes et d’habitants, des mesures drastiques devraient être prises et des accords internationaux adaptés ou résiliés – au premier rang desquels l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE. C’est l’ensemble de la voie bilatérale qui se trouverait ainsi fragilisée.
Pour le commerce, les conséquences seraient considérables : à la place d’un recrutement libre, des contingents étatiques décideraient de l’attribution de la main-d’œuvre – avec des procédures plus longues, davantage de bureaucratie et une insécurité juridique accrue. Dans le même temps, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’intensifie : d’ici 2029, quelque 148 000 personnes de plus partiront à la retraite qu’il n’en arrivera sur le marché du travail. Le manque de personnel à chaque étape de la chaîne de valeur – de la production à la vente, en passant par la logistique – entraînerait des ruptures de livraison, une hausse des prix et une offre réduite.
Des solutions pragmatiques plutôt qu’un plafond démographique rigide
Commerce Suisse prend au sérieux les préoccupations de la population, mais rejette clairement l’idée d’un plafond rigide inscrit dans la Constitution. L’association plaide pour une gestion pragmatique et maîtrisée de l’immigration qualifiée – par des investissements dans la formation en Suisse, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et familiale, et une immigration ciblée de main-d’œuvre spécialisée.
Commerce Suisse recommande donc de voter NON à l’initiative du chaos le 14 juin 2026.
Contact
Commerce Suisse
Kaspar Engeli, Directeur
+41 61 228 90 30
info@handel-schweiz.com
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Enquête conjoncturelle Commerce de gros
L’enquête conjoncturelle Commerce de gros offre chaque trimestre une image fiable de la situation des affaires dans la branche. Handel Schweiz mène cette enquête conjointement avec le KOF Centre de recherches conjoncturelles de l’EPF de Zurich. Vous trouverez sur cette page l’édition actuelle ainsi que l’analyse des résultats.
Résultats actuels : avril 2026
28 pour cent des grossistes interrogés jugent leur situation des affaires bonne. C’est le niveau le plus élevé depuis octobre 2023. La demande a légèrement progressé pour la première fois depuis deux ans, les ventes de marchandises dépassent celles du trimestre correspondant de l’année précédente, et les délais de livraison se sont à nouveau allongés. L’enquête d’avril 2026 confirme ainsi le retournement de tendance.
Des obstacles toujours perceptibles
58 pour cent des entreprises citent toujours l’insuffisance de la demande comme principal obstacle. Suivent les conditions cadres économiques et juridiques avec 38 pour cent ainsi que la pénurie de main-d’œuvre avec 12 pour cent. Plusieurs réponses étaient possibles.
Une évolution contrastée selon les branches
Les secteurs des machines et équipements ainsi que des produits agricoles de base affichent une reprise particulièrement marquée. Dans les machines et équipements, la situation bénéficiaire et les ventes de marchandises s’améliorent pour la première fois depuis 2023. La branche des produits alimentaires, boissons et tabacs annonce à nouveau une bonne marche des affaires.
Les intermédiaires du commerce restent en revanche sous pression. Le secteur des TIC présente une image contrastée : bien que la demande et la situation bénéficiaire aient progressé au cours des trois derniers mois, les entreprises jugent majoritairement leur situation des affaires mauvaise pour la première fois depuis 2020.
Vous pouvez commander le rapport complet ici :
Plateformes de commerce en ligne : le Conseil national instaure enfin des règles claires
Au cours de cette session extraordinaire, le Conseil national a adopté deux interventions qui intéressent à la fois l’économie et les consommateurs. La motion 24.3687 de Sophie Michaud Gigon (Les Verts/Vaud) vise à obliger les plateformes de commerce en ligne ayant leur siège dans un pays tiers à désigner un représentant juridique en Suisse. Quant à la motion 24.4240 de Benjamin Roduit (Le Centre/Valais), elle exige que la sécurité des produits soit également garantie lors de l’importation d’articles destinés à un usage personnel. Le National a ainsi envoyé un signal plus que jamais nécessaire et réjouissant, tant en faveur des consommateurs que d’une concurrence loyale.
Le National a adopté la motion Michaud Gigon, qui vise à obliger chacune des grandes plateformes de commerce en ligne étrangères actives sur le marché suisse à désigner un représentant juridique sur place. Cela permettra aux consommateurs ainsi qu’aux concurrents de faire valoir leurs droits plus facilement. Les plateformes concernées ne pourront donc plus se cacher derrière l’«anonymat» de leurs sièges étrangers. Et les autorités disposeront enfin d’un interlocuteur, ce qui facilitera l’application effective du droit.
En acceptant la motion Roduit, le National montre sa volonté de combler une lacune juridique, en garantissant que les produits destinés aux consommateurs en Suisse et vendus via des plateformes en ligne étrangères répondent aux exigences du droit suisse (notamment la Loi sur la sécurité des produits, la Loi sur les denrées alimentaires ou l’Ordonnance sur les jouets). Il s’agit de garantir des conditions équitables entre les plateformes de commerce en ligne étrangères et les commerçants suisses. L’adoption de cette motion est donc une victoire en faveur d’une concurrence loyale. De plus, les consommateurs seront mieux protégés contre des produits potentiellement dangereux.
Une large coalition d’organisations économiques et de consommateurs (voir en-tête) se réjouit de ces deux décisions du Conseil national. Celles-ci montrent que le Parlement prend enfin au sérieux les préoccupations des consommateurs et des commerçants suisses.
Depuis plusieurs années déjà, de nombreuses organisations économiques et de consommateurs réclament l’instauration de conditions équitables dans le commerce en ligne. Les plateformes de vente internationales telles que Temu et Shein profitent depuis longtemps de lacunes juridiques. Ces dernières permettent à ces commerçants, principalement chinois, de livrer en Suisse, légalement et massivement, des marchandises souvent de mauvaise qualité, dangereuses et même toxiques. Et ce, sans payer de taxes de recyclage.
Chaque jour, jusqu’à 500 000 colis en provenance d’Asie arrivent en Suisse, dont beaucoup contiennent des produits qui ne répondent pas aux normes de sécurité helvétiques. Une enquête menée par l’Association suisse des jouets montre que 15 jouets sur 18 commandés sur Temu et Shein ne seraient pas commercialisables. Les résultats des tests européens sont également alarmants: plus de 80% des jouets évalués présentent des défauts de sécurité et contiennent des substances nocives interdites et dangereuses pour la santé. De plus, les produits de ces plateformes de vente en ligne, expédiés individuellement par fret aérien, causent des dommages environnementaux considérables. Cette pratique génère des émissions de CO₂ jusqu’à 50 fois supérieures à celles du transport conventionnel par conteneurs.
Les deux motions sont désormais transmises au Conseil des États.
Contact
Commerce Suisse
Elias Welti
Membre de la direction
+41 61 228 90 37
ewelti@handel-schweiz.com
Fédération romande des consommateurs
Sophie Michaud Gigon
Secrétaire générale
+41 77 434 64 08
SWISS RETAIL FEDERATION
Patrick Erny
Directeur
+41 31 312 40 40
medien@swiss-retail.ch
SWISS TEXTILES
Peter Flückiger
Président du comité de direction
+41 44 289 79 31
Peter.flueckiger@swisstextiles.ch
États des lieux du commerce : un tableau contrasté dans un contexte exigeant
Demande stable dans de nombreux domaines – pression croissante liée aux coûts, à la concurrence et aux incertitudes géopolitiques
La situation actuelle dans les branches du commerce offre un tableau contrasté. Si la demande reste stable dans de nombreux domaines – parfois même soutenue -, de nombreuses entreprises font face à des pressions croissantes : les marges diminuent, les coûts de l’énergie et du transport restent élevés, les chaînes d’approvisionnement demeurent vulnérables et les incertitudes géopolitiques compliquent la planification. Dans certains segments, la disponibilité des marchandises redevient également un enjeu central.
La situation est particulièrement tendue dans les branches du commerce proches de l’industrie. L’industrie MEM souffre des effets des droits de douane américains, de la cherté de l’énergie et du ralentissement conjoncturel en Allemagne – une évolution qui touche aussi le commerce technique et pèse particulièrement sur les petites entreprises.
Dans les branches du commerce liées à la construction et aux matières premières, la demande apparaît dans l’ensemble solide. Le commerce de matériaux de construction affiche une demande solide, quand bien même les marges restent sous pression. La hausse des prix de l’énergie renchérit les transports, et dans les régions frontalières, la concurrence des fournisseurs allemands s’intensifie. Des signaux similaires proviennent du secteur des matériaux dérivés du bois, où le bois continue de séduire comme matériau de construction.
D’autres branches présentent elles aussi une image contrastée. Les grossistes en matériel électrique ont enregistré un léger recul du chiffre d’affaires en 2025, tout en déplorant des retards croissants dans les projets de construction, freinés par des oppositions et des exigences réglementaires. Dans le secteur des machines de chantier, l’activité s’est maintenue à un bon niveau.
Chez les négociants en acier, l’année 2025 s’est révélée légèrement meilleure en termes de chiffre d’affaires, et une hausse de la demande est attendue pour 2026. Les marges restent néanmoins fortement sous pression, et les tendances protectionnistes dans l’UE ajoutent une couche d’incertitude. Dans le domaine de l’acier inoxydable, en revanche, 2025 a été faible, notamment en raison du recul des investissements de l’industrie pharmaceutique en Suisse.
Le contexte géopolitique génère aussi des incertitudes supplémentaires. La guerre en Iran se traduit, dans plusieurs branches, par une hausse des prix de l’énergie, des transports et des produits intermédiaires. D’éventuelles perturbations des voies de transport internationales et des chaînes d’approvisionnement sont également perçues comme un risque.
La pression concurrentielle exercée par des fournisseurs étrangers se fait par ailleurs de plus en plus sentir. Des produits bon marché en provenance de Chine affluent dans plusieurs branches du commerce et tirent les prix vers le bas — phénomène particulièrement marqué pour les plateformes élévatrices, les machines de chantier, les motos ainsi que le secteur textile. Dans le commerce textile, l’essor de plateformes en ligne internationales comme Temu et Shein vient encore accentuer la pression, en captant des parts de marché.
Les marchés de consommation et de niche présentent eux aussi une image hétérogène. La vente directe fait état de bons résultats, tandis que dans le commerce de gros du cuir, la demande recule et les exigences administratives augmentent. Dans le commerce du vin, la consommation est en baisse depuis un certain temps et certaines propositions réglementaires sont jugées problématiques. À l’opposé, la consommation d’œufs a nettement progressé, entraînant dans son sillage une hausse des prix. Le secteur laitier, lui, reste sous tension, notamment en raison de surproductions.
Dans le domaine informatique, les prix des supports de stockage ont fortement augmenté, liée au développement des centres de données dans le contexte du boom de l’IA. Dans la branche de l’imagerie, ce sont notamment les appareils photo compacts qui évoluent positivement. Le commerce de jouets a enregistré une croissance d’environ 5 %, tandis que les produits médicaux démontrent une nouvelle fois leur résistance aux crises.
Dans l’ensemble, il apparaît que de nombreuses branches du commerce se maintiennent à un niveau solide malgré un environnement exigeant. En même temps, la pression des coûts, la compression des marges, les exigences réglementaires et la concurrence internationale continuent de s’intensifier. Les évolutions diffèrent selon les branches, mais les défis restent largement partagés.
Prévoyance professionnelle auprès de la Fondation LPP Commerce Suisse – désormais accessible même sans affiliation à l’AK71
La Fondation LPP Commerce Suisse s’ouvre : dès à présent, les entreprises qui ne sont pas affiliées à la Caisse de compensation Commerce Suisse (AK71) peuvent également s’affilier. L’accès à une solution de prévoyance éprouvée s’en trouve ainsi considérablement élargi.
Depuis plus de 40 ans, la fondation assure les membres de Commerce Suisse dans le domaine de la prévoyance professionnelle. Ils bénéficient d’avantages financiers au niveau des 1er et 2e piliers grâce à une gestion de fortune prudente, axée sur la sécurité et offrant des rendements conformes au marché.
Voici ce qui distingue la Fondation LPP Commerce Suisse :
- Plans de prévoyance flexibles
Les entreprises affiliées décident, en concertation avec leurs assurés, des plans de prévoyance à mettre en œuvre. - Pas de cotisations pour frais administratifs
Les entreprises et les assurés affiliés à l’AK71 ne paient pas de cotisations pour frais administratifs à la caisse de pension. - Sécurité élevée
Le taux de couverture élevé garantit la stabilité, tant pour les employeurs que pour les assurés. - Rendement élevé des avoirs de vieillesse
Le taux de couverture élevé et les rendements conformes au marché permettent un rendement des avoirs de vieillesse supérieur à la moyenne. - Portails en ligne à la pointe de la technologie
La caisse est gérée à l’aide du système de gestion de caisses de pension le plus moderne de Suisse, avec des portails en ligne avancés pour les employeurs et les assurés. - Informations transparentes
Les employeurs et les assurés ont à tout moment accès aux chiffres essentiels de leur solution de prévoyance.
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NON à l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions »
L’initiative « du chaos » met en péril la sécurité d’approvisionnement et entraîne une hausse des prix pour les consommatrices et les consommateurs. Le comité de Commerce Suisse a décidé de recommander le NON à l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ». L’association s’engagera contre ce texte avec sa propre campagne. Celle-ci mettra en évidence les répercussions concrètes de l’initiative sur l’ouverture et la flexibilité de l’économie suisse, ainsi que ses effets sur le commerce. L’initiative du chaos met en péril la sécurité d’approvisionnement et conduit à une hausse des prix pour les consommateurs.
L’initiative exige que la population de la Suisse ne dépasse pas 10 millions d’habitants d’ici 2050. Dès le seuil de 9,5 millions d’habitantes et d’habitants, des mesures drastiques devraient être prises et des accords internationaux devraient être adaptés ou dénoncés. Les conséquences pour l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE seraient particulièrement graves. Sa dénonciation aurait de lourdes répercussions sur le marché du travail et pourrait directement mettre en danger les accords bilatéraux. Pour le commerce et l’économie suisse, cela représenterait un recul majeur.
Risque d’économie planifiée et de bureaucratie
L’initiative conduit de fait à un plafonnement rigide de la population et, en l’espace de quelques années, à des interventions étatiques massives. Les entreprises ne pourraient plus recruter librement de la main-d’œuvre qualifiée. À la place, l’État déciderait, au moyen de contingents, quels secteurs et quels cantons recevraient combien de travailleurs. Cela se traduirait par davantage de bureaucratie, des procédures plus longues et une insécurité juridique accrue. Le secteur du commerce serait particulièrement touché, lui qui dépend de marchés du travail flexibles. Le marché du travail libéral, facteur clé du succès de la Suisse, s’en trouverait durablement affaibli.
La sécurité d’approvisionnement sous pression
Pour le commerce, les conséquences sont particulièrement critiques : le manque de main-d’œuvre tout au long de la chaîne de création de valeur — de la production à la vente en passant par la logistique — menacerait l’approvisionnement fiable de la population. Parallèlement, les pénuries entraînent des coûts plus élevés, finalement supportés par les consommatrices et les consommateurs. Une hausse des prix et une offre restreinte en seraient les conséquences directes.
Aggravation de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée
L’initiative ignore la réalité démographique : la population suisse vieillit et le marché du travail en Suisse se contracte déjà chaque année. L’immigration est un facteur central pour compenser cette évolution. Une limite rigide aggraverait fortement la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, avec des conséquences perceptibles au quotidien : des temps d’attente plus longs, des livraisons retardées et une baisse de la qualité de vie.
Un rejet clair — pour une économie forte et ouverte
Commerce Suisse s’engage en faveur d’une gestion pragmatique et équilibrée de l’immigration qualifiée. Cela passe par des investissements dans la formation initiale en Suisse, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et familiale, ainsi qu’une immigration ciblée de spécialistes. L’association rejette clairement l’inscription d’un plafond rigide dans la Constitution. Celui-ci met en péril la prospérité, la sécurité de l’approvisionnement et la stabilité de la place économique suisse.
Commerce Suisse recommande par conséquent de voter NON à l’initiative.
Contact
Commerce Suisse
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Le Conseil des États reconnaît la nécessité d’agir dans le domaine du commerce en ligne
Lors de la session de printemps, le Conseil des États a débattu des motions Würth et Regazzi, qui visent à garantir des conditions-cadres juridiques identiques pour tous les acteurs du marché du commerce en ligne – en particulier pour les plateformes étrangères et les commerçants issus de pays tiers. Ces revendications découlent de la distorsion réelle de la concurrence à laquelle sont confrontées de nombreuses entreprises suisses lorsque des prestataires internationaux tels que Temu, Shein ou AliExpress opèrent de facto dans un cadre juridique différent.
Les prises de position du Conseil fédéral reflètent malheureusement une perspective administrative défensive : les problèmes sont identifiés, mais traités principalement par le biais de révisions partielles existantes ou prévues. Il faut certes saluer la volonté du Conseil fédéral d’adapter la LSPro et la LCO. Du point de vue du commerce, cela reste toutefois insuffisant.
Le Conseil fédéral tente de résoudre les problèmes de concurrence récents à l’aide d’instruments existants, sans s’attaquer clairement aux causes. Le fait que des révisions de la LSPro et de la LCO soient « envisagées » est certes positif, mais cela ne change actuellement rien à l’insécurité juridique à laquelle sont confrontées les entreprises au quotidien.
Des règles du jeu équitables pour tous les prestataires
Le débat au Conseil des États a clairement montré que le problème est reconnu par tous les partis. Plusieurs interventions ont fait référence à l’augmentation forte du nombre de petits colis en provenance de pays tiers, qui ne peuvent être contrôlés que de manière limitée, ainsi qu’aux risques liés à la sécurité et à la qualité des produits provenant de plateformes en ligne. Les partisans ont fait valoir que si les prescriptions existantes s’appliquent, leur mise en œuvre dans le commerce numérique reste insuffisante. Des voix critiques ont mis en garde contre une bureaucratie supplémentaire ou une mise en œuvre difficile. L’auteur de la motion, Benedikt Würth, a résumé la situation de manière concise : « Il s’agit d’assurer des conditions équitables pour tous les prestataires du commerce en ligne. »
Des lacunes subsistent
Commerce Suisse se réjouit que le Conseil des États ait reconnu la nécessité d’agir et ait adopté les deux interventions. Cette décision montre que le problème des conditions de concurrence inégales dans le commerce en ligne est également perçu au niveau parlementaire et qu’une pression politique s’exerce pour faire avancer des solutions concrètes.
Quiconque exerce son activité en Suisse respecte les réglementations et fait l’objet de contrôles. Ceux qui vendent depuis l’étranger se soustraient souvent à cette responsabilité. Ce déséquilibre affecte la compétitivité pratique sur le terrain.
Les secteurs du commerce ont besoin de règles du jeu claires, applicables et équitables dans un monde commercial globalisé et numérisé. Ce n’est que lorsque les mêmes obligations s’appliquent à tous les prestataires – et que celles-ci sont contrôlées – qu’une concurrence loyale peut s’instaurer.
Commerce Suisse reste vigilant et continue de s’engager pour que des règles identiques et efficacement appliquées s’appliquent à tous les prestataires.

















