Assurer la relève, façonner l’avenir : le secteur du commerce en Suisse investit dans les professionnels de demain
L’année 2026 a marqué un tournant pour la formation dans le secteur du commerce : les examens finaux de formation commerciale ont été organisés pour la première fois selon un nouveau format, tandis que la formation professionnelle supérieure continue d’évoluer dans le domaine du commerce extérieur. Tour d’horizon de ces deux volets.
Examens finaux de formation commerciale dans le secteur du commerce – nouvelle procédure de qualification
La procédure de qualification 2026 marque une étape importante : pour la première fois, les examens finaux de formation commerciale ont été organisés conformément à la nouvelle ordonnance sur la formation professionnelle de 2023 un format entièrement repensé qui remplace les examens de l’année dernière, organisés selon l’ordonnance de 2012. Au cours d’un examen d’environ 50 minutes, les apprentis démontrent comment ils sont capables de mettre en pratique les compétences opérationnelles acquises au cours de leur formation de trois ans. L’accent est ainsi délibérément déplacé de la simple connaissance des faits vers une compétence opérationnelle globale.
En mai, 241 apprentis en Suisse alémanique et 39 en Suisse romande ont passé leur examen final dans la branche du commerce, sous l’œil de 174 experts. Le bilan est positif : en moyenne, les apprentis ont obtenu de bons résultats et les experts ont évalué les candidats de manière équitable, professionnelle et transparente.
Commerce Suisse a maîtrisé cette transformation de manière structurée et avec un haut niveau de qualité ; il s’agit d’un test pratique réussi qui a fourni des enseignements précieux pour une optimisation future.
Examens professionnels et examens professionnels supérieurs : spécialistes du commerce international
Les examens de commerce international relèvent de la formation professionnelle supérieure. Ils sont organisés par l’EFCE, dont le secrétariat est géré par Commerce Suisse. En 2026 également, un cycle complet s’est déroulé : il a débuté en février avec les épreuves écrites de l’examen professionnel supérieur et s’est achevé, comme toujours, par les présentations de diplôme en août. De la théorie à la pratique, tout est ainsi couvert.
108 candidates et candidats se sont présentés à l’examen professionnel, et 4 à l’examen professionnel supérieur (EPS). Ce chiffre est en baisse par rapport à l’année précédente, notamment au niveau de l’EPS – un point que nous prenons au sérieux, tant sur le plan financier qu’en ce qui concerne la diffusion de ces diplômes. Il y a tout de même eu une belle première : pour la première fois, des candidats du Tessin étaient également de la partie. C’est un signe encourageant qui montre que la formation s’implante dans toute la Suisse. L’examen professionnel a enregistré un taux de réussite de 70,4 %.
Et les choses bougent. Nous continuons également à nous développer dans l’organisation même des examens, notamment grâce à l’utilisation de solutions numériques. Tournés vers l’avenir, nous actualiserons le contenu des examens en fonction des dernières évolutions économiques lors de la prochaine révision quinquennale. Une vaste enquête menée auprès d’entreprises, d’établissements de formation et de diplômés nous indique la voie à suivre. Ainsi, la qualité technique reste élevée et les diplômes continuent de gagner en importance pour le secteur.
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Journée du Comerce 2026
Politique et économie en dialogue – Journée du Commerce 2026
Des règles du jeu équitables dans la concurrence mondiale, une collaboration étroite entre le monde politique et celui des affaires, un « NON » à l’initiative du chaos et un engagement en faveur d’un libre-échange diversifié avec tous les partenaires mondiaux : tels étaient les messages clés de la Journée du commerce 2026. Devant près de 180 membres et invités, des représentants du monde politique et économique se sont réunis à l’Institut Gottlieb Duttweiler de Rüschlikon, dans le cadre de l’assemblée générale de Handel Schweiz, pour discuter des défis auxquels est confrontée la place économique suisse.
Lors de l’ouverture, le président Daniel Broglie a souligné l’importance de relations stables et fiables entre le monde politique et celui des affaires. Peter Spuhler (Stadler Rail AG) a présenté un aperçu percutant de la situation de la Suisse et a justifié son « NON » à l’initiative du chaos, tandis que la secrétaire d’État Helene Budliger Artieda a donné un aperçu des défis actuels en matière de politique économique.
Cinq nouveaux membres du comité ont également été élus lors de l’assemblée générale : Roger Altenburger, Nicola Probst, Nathalie Schneitter, Dominique Specht et Andreas Zivy. À cette occasion, les membres sortants du comité ont été remerciés, et des remerciements particuliers ont été adressés à l’ancien président Rudolf O. Schmid pour son engagement de longue date.
La journée s’est terminée par un échange animé autour d’un délicieux apéritif.
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« Le monde des affaires a perdu en crédibilité »
Andreas Zivy revient sur son élection au comité de Commerce Suisse, sur les accords bilatéraux et sur la nécessité pour les entrepreneurs de s’engager davantage.
Monsieur Zivy, vous venez d’être élu au comité de Commerce Suisse. Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ?
J’ai été très honoré de cette sollicitation. Ce qui m’a surtout séduit, c’est la perspective de pouvoir m’impliquer dans un sujet qui me tient à cœur : les accords bilatéraux. C’est un enjeu central pour notre entreprise, mais aussi pour moi personnellement. Je suis un fervent défenseur de cette voie. Lorsque l’occasion s’est présentée d’apporter une contribution concrète dans ce domaine, cela m’a séduit.
Vous êtes membre de Commerce Suisse Commerce Suisse depuis de nombreuses années. Comment percevez-vous l’association de l’extérieur – quels sont ses points forts ?
L’un des grands atouts de Commerce Suisse réside dans son positionnement clair, notamment sur les questions de politique européenne telles que les accords bilatéraux. Cela ne va malheureusement pas de soi chez les associations professionnelles. J’apprécie cette clarté et je trouve juste que Commerce Suisse ait sa place au sein d’economiesuisse. Honnêtement, j’ai longtemps trop peu connu ses activités en détail. Notre activité est fortement orientée vers l’international, c’est pourquoi nous n’avons jamais été très présents dans le travail associatif. Je me réjouis d’autant plus de changer cela désormais.
Dans quels domaines Commerce Suisse – et l’économie dans son ensemble – pourrait-elle gagner en efficacité ?
Ce qui me frappe depuis longtemps, c’est que le monde des affaires a perdu en crédibilité. Cela tient aussi au fait que de nombreux dirigeants ne souhaitent plus s’engager politiquement. Je me souviens d’une conversation au cours de laquelle un responsable m’a dit qu’on ne voulait pas s’exposer, car une grande partie des actionnaires venait de l’étranger. Cela m’a interpellé, et je trouve que c’est une erreur.
J’ai un jour entendu une bonne suggestion dans un autre cercle : chaque chef d’entreprise devrait prendre la parole plusieurs fois par an lors d’un événement public – une assemblée communale ou une réunion de parti – et se faire le porte-parole du monde des affaires. C’est exactement ce qui nous manque. C’est peut-être un sujet que nous devrions aborder au sein du comité : que nous redevenions tous plus visibles.
Vous parlez d’un manque de visibilité. À quoi cela tient-il ?
Nous ne nous sommes pas suffisamment impliqués pendant des années. L’ancien conseiller aux États René Rhinow l’a un jour très bien exprimé : on ne peut pas mener une campagne à la dernière minute et s’attendre à gagner. Il faut préparer le terrain longtemps à l’avance – expliquer pendant des années ce que signifient concrètement, par exemple, les accords bilatéraux. Beaucoup de gens ne savent même pas exactement de quoi il s’agit. Même dans mon propre entourage, on m’a demandé pourquoi je m’engageais pour un « accord aussi ennuyeux ». Ma réponse a été : parce que c’est l’un des accords les plus importants dont nous disposons en Suisse.
En quoi la libre circulation des personnes concerne-t-elle concrètement une entreprise commerciale comme la vôtre ?
Très directement. Aujourd’hui, nous gérons les marchés de l’UE de manière centralisée depuis la Suisse. Si la libre circulation des personnes venait à disparaître, nous devrions tout défaire : les structures, qui sont aujourd’hui regroupées de manière allégée en un seul lieu, devraient être réparties à nouveau sur différents sites. À cela s’ajoute l’accès au marché : nous pouvons aujourd’hui importer, exporter, entreposer temporairement et gérer la TVA au sein de l’UE – le tout coordonné depuis la Suisse. Cet avantage serait remis en cause. Pour une entreprise de commerce physique qui achemine des marchandises de A à B, c’est une question de survie.
Vous vous engagez également en dehors de l’association sur ces thèmes.
Oui. Je dirige une petite fondation qui défend des causes démocratiques et je participe au projet « Erfolgreiche Schweiz » (Suisse prospérante). Il s’agit d’un mouvement non partisan qui vise à montrer qu’il existe en Suisse de nombreuses voix en faveur d’une relation ouverte et partenariale avec l’Europe. Nous ne nous considérons pas comme des concurrents des associations ou des partis, bien au contraire. L’objectif est que le plus grand nombre possible de personnes prennent position de manière visible.
Si vous jetez un regard rétrospectif sur votre mandat au sein du comité de Commerce Suisse, qu’est-ce qui constituerait pour vous une réussite ?
Si nous remportons la votation sur les accords bilatéraux, tout le reste serait secondaire à mes yeux. Ce serait l’essentiel.

Portrait
Andreas Zivy (né en 1955) a dirigé pendant 15 ans la société internationale Ameropa Holding AG en tant que président du conseil d’administration, représentant la troisième génération de la famille fondatrice, et fait désormais partie du comité de Commerce Suisse. Depuis des années, il s’engage en faveur de la démocratie libérale en tant que président de la Fondation pour la démocratie de Bâle et initiateur de l’action non partisane « Erfolgreiche Schweiz ».
En 2025, les éditions Schwabe ont publié son ouvrage « Die dekonstruierte Gesellschaft oder das Ende der Aufklärung », un appel à la prise de conscience percutant et un plaidoyer pour le sauvetage de la démocratie.
Commerce Suisse lance sa campagne contre l’«initiative du chaos»
Bâle, 13 mai 2026 – Un mois avant la votation, Commerce Suisse lance sa propre campagne contre l’«initiative du chaos». Après que le comité directeur a adopté le mot d’ordre du NON, l’association donne la parole à des acteurs du commerce pour illustrer ce que l’acceptation de l’initiative signifi erait pour la sécurité d’approvisionnement, le marché du travail et les relations commerciales.
La campagne s’articule autour d’une vidéo dans laquelle deux chefs d’entreprise décrivent les conséquences concrètes de l’initiative : chaînes d’approvisionnement perturbées, pénurie de personnel, offre réduite et prix en hausse. «Un plafond démographique rigide inscrit dans la Constitution menacerait précisément ce qui a fait la force de la Suisse : un marché du travail ouvert et flexible, et des relations fiables avec notre principal partenaire commercial», déclare Kaspar Engeli, directeur de Commerce Suisse. «Les répercussions frapperaient durement le commerce – et, au final, chaque consommatrice et chaque consommateur à la caisse.»
Campagne en ligne de Commerce Suisse
La campagne se déploie sur plusieurs canaux : elle s’articule autour de la vidéo de campagne sur YouTube, des vidéos et témoignages et d’autres contenus sur LinkedIn, Instagram et Facebook, ainsi qu’une campagne publicitaire en ligne. Les principaux arguments se retrouvent sur la page spéciale de la campagne.
Ce qui est en jeu pour le commerce
L’initiative exige que la population suisse ne dépasse pas le seuil de 10 millions d’habitants d’ici 2050. Dès 9,5 millions d’habitantes et d’habitants, des mesures drastiques devraient être prises et des accords internationaux adaptés ou résiliés – au premier rang desquels l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE. C’est l’ensemble de la voie bilatérale qui se trouverait ainsi fragilisée.
Pour le commerce, les conséquences seraient considérables : à la place d’un recrutement libre, des contingents étatiques décideraient de l’attribution de la main-d’œuvre – avec des procédures plus longues, davantage de bureaucratie et une insécurité juridique accrue. Dans le même temps, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’intensifie : d’ici 2029, quelque 148 000 personnes de plus partiront à la retraite qu’il n’en arrivera sur le marché du travail. Le manque de personnel à chaque étape de la chaîne de valeur – de la production à la vente, en passant par la logistique – entraînerait des ruptures de livraison, une hausse des prix et une offre réduite.
Des solutions pragmatiques plutôt qu’un plafond démographique rigide
Commerce Suisse prend au sérieux les préoccupations de la population, mais rejette clairement l’idée d’un plafond rigide inscrit dans la Constitution. L’association plaide pour une gestion pragmatique et maîtrisée de l’immigration qualifiée – par des investissements dans la formation en Suisse, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et familiale, et une immigration ciblée de main-d’œuvre spécialisée.
Commerce Suisse recommande donc de voter NON à l’initiative du chaos le 14 juin 2026.
Contact
Commerce Suisse
Kaspar Engeli, Directeur
+41 61 228 90 30
info@handel-schweiz.com
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NON à l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions »
L’initiative « du chaos » met en péril la sécurité d’approvisionnement et entraîne une hausse des prix pour les consommatrices et les consommateurs. Le comité de Commerce Suisse a décidé de recommander le NON à l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ». L’association s’engagera contre ce texte avec sa propre campagne. Celle-ci mettra en évidence les répercussions concrètes de l’initiative sur l’ouverture et la flexibilité de l’économie suisse, ainsi que ses effets sur le commerce. L’initiative du chaos met en péril la sécurité d’approvisionnement et conduit à une hausse des prix pour les consommateurs.
L’initiative exige que la population de la Suisse ne dépasse pas 10 millions d’habitants d’ici 2050. Dès le seuil de 9,5 millions d’habitantes et d’habitants, des mesures drastiques devraient être prises et des accords internationaux devraient être adaptés ou dénoncés. Les conséquences pour l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE seraient particulièrement graves. Sa dénonciation aurait de lourdes répercussions sur le marché du travail et pourrait directement mettre en danger les accords bilatéraux. Pour le commerce et l’économie suisse, cela représenterait un recul majeur.
Risque d’économie planifiée et de bureaucratie
L’initiative conduit de fait à un plafonnement rigide de la population et, en l’espace de quelques années, à des interventions étatiques massives. Les entreprises ne pourraient plus recruter librement de la main-d’œuvre qualifiée. À la place, l’État déciderait, au moyen de contingents, quels secteurs et quels cantons recevraient combien de travailleurs. Cela se traduirait par davantage de bureaucratie, des procédures plus longues et une insécurité juridique accrue. Le secteur du commerce serait particulièrement touché, lui qui dépend de marchés du travail flexibles. Le marché du travail libéral, facteur clé du succès de la Suisse, s’en trouverait durablement affaibli.
La sécurité d’approvisionnement sous pression
Pour le commerce, les conséquences sont particulièrement critiques : le manque de main-d’œuvre tout au long de la chaîne de création de valeur — de la production à la vente en passant par la logistique — menacerait l’approvisionnement fiable de la population. Parallèlement, les pénuries entraînent des coûts plus élevés, finalement supportés par les consommatrices et les consommateurs. Une hausse des prix et une offre restreinte en seraient les conséquences directes.
Aggravation de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée
L’initiative ignore la réalité démographique : la population suisse vieillit et le marché du travail en Suisse se contracte déjà chaque année. L’immigration est un facteur central pour compenser cette évolution. Une limite rigide aggraverait fortement la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, avec des conséquences perceptibles au quotidien : des temps d’attente plus longs, des livraisons retardées et une baisse de la qualité de vie.
Un rejet clair — pour une économie forte et ouverte
Commerce Suisse s’engage en faveur d’une gestion pragmatique et équilibrée de l’immigration qualifiée. Cela passe par des investissements dans la formation initiale en Suisse, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et familiale, ainsi qu’une immigration ciblée de spécialistes. L’association rejette clairement l’inscription d’un plafond rigide dans la Constitution. Celui-ci met en péril la prospérité, la sécurité de l’approvisionnement et la stabilité de la place économique suisse.
Commerce Suisse recommande par conséquent de voter NON à l’initiative.
Contact
Commerce Suisse
Kaspar Engeli, Directeur
+41 61 228 90 30
info@handel-schweiz.com
Le Conseil des États reconnaît la nécessité d’agir dans le domaine du commerce en ligne
Lors de la session de printemps, le Conseil des États a débattu des motions Würth et Regazzi, qui visent à garantir des conditions-cadres juridiques identiques pour tous les acteurs du marché du commerce en ligne – en particulier pour les plateformes étrangères et les commerçants issus de pays tiers. Ces revendications découlent de la distorsion réelle de la concurrence à laquelle sont confrontées de nombreuses entreprises suisses lorsque des prestataires internationaux tels que Temu, Shein ou AliExpress opèrent de facto dans un cadre juridique différent.
Les prises de position du Conseil fédéral reflètent malheureusement une perspective administrative défensive : les problèmes sont identifiés, mais traités principalement par le biais de révisions partielles existantes ou prévues. Il faut certes saluer la volonté du Conseil fédéral d’adapter la LSPro et la LCO. Du point de vue du commerce, cela reste toutefois insuffisant.
Le Conseil fédéral tente de résoudre les problèmes de concurrence récents à l’aide d’instruments existants, sans s’attaquer clairement aux causes. Le fait que des révisions de la LSPro et de la LCO soient « envisagées » est certes positif, mais cela ne change actuellement rien à l’insécurité juridique à laquelle sont confrontées les entreprises au quotidien.
Des règles du jeu équitables pour tous les prestataires
Le débat au Conseil des États a clairement montré que le problème est reconnu par tous les partis. Plusieurs interventions ont fait référence à l’augmentation forte du nombre de petits colis en provenance de pays tiers, qui ne peuvent être contrôlés que de manière limitée, ainsi qu’aux risques liés à la sécurité et à la qualité des produits provenant de plateformes en ligne. Les partisans ont fait valoir que si les prescriptions existantes s’appliquent, leur mise en œuvre dans le commerce numérique reste insuffisante. Des voix critiques ont mis en garde contre une bureaucratie supplémentaire ou une mise en œuvre difficile. L’auteur de la motion, Benedikt Würth, a résumé la situation de manière concise : « Il s’agit d’assurer des conditions équitables pour tous les prestataires du commerce en ligne. »
Des lacunes subsistent
Commerce Suisse se réjouit que le Conseil des États ait reconnu la nécessité d’agir et ait adopté les deux interventions. Cette décision montre que le problème des conditions de concurrence inégales dans le commerce en ligne est également perçu au niveau parlementaire et qu’une pression politique s’exerce pour faire avancer des solutions concrètes.
Quiconque exerce son activité en Suisse respecte les réglementations et fait l’objet de contrôles. Ceux qui vendent depuis l’étranger se soustraient souvent à cette responsabilité. Ce déséquilibre affecte la compétitivité pratique sur le terrain.
Les secteurs du commerce ont besoin de règles du jeu claires, applicables et équitables dans un monde commercial globalisé et numérisé. Ce n’est que lorsque les mêmes obligations s’appliquent à tous les prestataires – et que celles-ci sont contrôlées – qu’une concurrence loyale peut s’instaurer.
Commerce Suisse reste vigilant et continue de s’engager pour que des règles identiques et efficacement appliquées s’appliquent à tous les prestataires.
Réduire les taxes maintenant: oui à l’initiative SSR!
Dans quelques semaines, nous voterons sur l’initiative populaire « 200 francs, ça suffit! » (initiative SSR). Elle vise à réduire la redevance radio et télévision pour les ménages de 335 francs actuellement à 200 francs et à en exonérer complètement les entreprises. Commerce Suisse soutient cette initiative.
13e rente AVS, renforcement de l’armée, etc.: les coûts augmentent, tout comme la charge fiscale et les taxes. Mais maintenant, il est enfin possible de réduire les coûts.
Pour les entreprises commerciales en particulier, la taxe SSR représente un coût important, car elle est calculée sur la base du chiffre d’affaires. Elle est donc injuste et injustifiée. Car personne n’a de réponse intelligente à la question de savoir pourquoi les entreprises doivent également payer pour la SSR.
Thomas Freuler, PDG du groupe Spaeter et président de l’Association Suisse du Commerce de l’Acier et de la Technique du Bâtiment, le formule clairement: «Nos quelque 750 employés s’efforcent avec beaucoup d’engagement de garantir la sécurité d’approvisionnement en acier de la Suisse. Regarder la télévision pendant les heures de travail ne fait clairement pas partie de leurs tâches! La redevance radio et télévision – nous parlons de près de 50’000 francs pour le seul groupe Spaeter – est absurde.»
C’est pourquoi Commerce Suisse a décidé de soutenir l’initiative SRG. Merci de nous soutenir vous aussi par votre vote!
Ne pénalisons plus le commerce: oui à l’initiative SSR!
Le 8 mars, un projet important pour le commerce sera soumis au vote populaire: l’initiative populaire «200 francs, ça suffit!» (initiative SSR). Elle vise à réduire la redevance radio et télévision pour les ménages de 335 francs actuellement à 200 francs et à exonérer complètement les entreprises de cette redevance. Du point de vue des entreprises comme des ménages privés, plusieurs raisons militent en faveur de cette initiative. Son acceptation apporterait notamment un allègement significatif aux commerçants.
Aujourd’hui, les entreprises commerciales sont particulièrement désavantagées, car le montant de la redevance pour les entreprises est calculé sur la base du chiffre d’affaires. Contrairement à de nombreux prestataires de services et entreprises de production, les commerçants ont naturellement des chiffres d’affaires très élevés, mais des marges faibles et des bénéfices modestes. Mais la marge, le bénéfice, le nombre d’employés, etc. ne jouent aucun rôle pour la SSR: seul le chiffre d’affaires compte. Les PME commerciales sont donc soumises à la même charge que certaines grandes entreprises.
Pour les entreprises, cette redevance représente de toute façon une double charge : les employés paient la redevance Serafe pour leur consommation médiatique dans leur foyer privé, et les entreprises paient en plus la taxe sur les médias.
Les politiciens de gauche répandent des scénarios catastrophes dans le cadre de la campagne référendaire: la SSR serait ruinée par les économies, les meilleures émissions seraient supprimées. Le fait est que la population suisse paie aujourd’hui les redevances radio et télévision les plus élevées au monde. Même si la SSR est contrainte de se serrer un peu plus la ceinture, les offres les plus populaires continueront d’exister. La SSR n’aurait aucun intérêt à sacrifier ses meilleurs éléments. Elle dispose encore d’un potentiel d’économies suffisant ailleurs.
C’est pourquoi Commerce Suisse a décidé de soutenir l’initiative SSR. Merci de nous soutenir vous aussi par votre vote!
L’initiative sur le fonds pour le climat serait beaucoup plus coûteuse qu’il n’y paraît
Avec l’initiative sur le fonds pour le climat, sur laquelle le peuple se prononcera le 8 mars, le PS et les Verts veulent voir les choses en grand en matière de protection du climat. La Suisse devrait verser chaque année 0,5 à 1 % de sa performance économique dans un fonds pour le climat. Cela peut sembler peu, mais il s’agit en réalité de sommes colossales: environ 5 à 10 milliards de francs par an!
Selon l’initiative, cet argent serait versé au fonds sans passer par le budget fédéral. Il en résulterait une accumulation massive de dettes. En l’espace de dix ans, la dette atteindrait un montant équivalent à l’ensemble du budget fédéral (100 milliards de francs). Les dimensions sont sans précédent en Suisse: rien que les frais d’intérêts supplémentaires s’élèveraient à plus de 5 milliards de francs au total pendant cette période. C’est plus que ce que nous dépensons aujourd’hui pour l’agriculture ou l’aide au développement. Et les dettes devraient être remboursées à un moment donné, ce qui signifie que le problème serait reporté sur les générations futures. Ce n’est pas durable.
De manière réaliste, ce fonds pour le climat ne pourrait pas être financé longtemps par l’endettement. Il faudrait augmenter les impôts, ce qui nous coûterait à tous jusqu’à 10 milliards de francs par an. Cela représenterait environ 1000 francs par habitant.
Non seulement cette initiative est incroyablement coûteuse, mais elle n’est pas non plus une solution intelligente pour le climat. La Suisse s’est engagée sur la voie de la neutralité carbone dans sa loi sur le climat et l’innovation et a développé de manière ciblée les instruments prévus dans la loi sur le CO₂ et dans la loi sur l’approvisionnement en énergie et en électricité. Les émissions suisses sont aujourd’hui inférieures d’environ 26 % à celles de 1990, malgré une croissance économique et démographique importante. La Suisse a dissocié sa prospérité des émissions, même en tenant compte des importations de marchandises. Il n’est donc pas nécessaire de changer de cap de manière risquée en créant un fonds. La combinaison d’instruments incitatifs, de programmes de promotion et de règles claires, approuvée par le peuple, fonctionne.
Un coup d’œil à l’étranger confirme en outre que dépenser plus d’argent ne résout que rarement les problèmes. Dans le cas du fonds climatique de l’UE, par exemple, seuls 5 % environ des milliards alloués sont réellement utilisés, plusieurs années après. Des sommes énormes sont englouties dans des rouages bureaucratiques inutiles. Il est peu réaliste de penser qu’un fonds climatique nous permettrait d’obtenir des résultats fondamentalement différents.
Commerce Suisse rejette donc l’initiative sur le fonds climatique, en accord avec le Conseil fédéral et le Parlement.
Commerce Suisse salue ce résultat et remercie le Conseil fédéral et toutes les parties prenantes
Commerce Suisse salue expressément l’accord trouvé aujourd’hui dans le différend douanier avec les États-Unis. Cette solution envoie un signal fort pour la place commerciale suisse et apporte une sécurité de planification indispensable à l’économie orientée vers l’exportation. Elle évite de nouvelles charges pour les entreprises suisses et contribue à préserver la compétitivité internationale du site économique.
« Nous sommes très heureux de cet accord. Il revêt une grande importance pour l’économie suisse », déclare Kaspar Engeli, directeur de Commerce Suisse. « Nous remercions le Conseil fédéral et toutes les instances impliquées, qui se sont engagés avec beaucoup de détermination pour trouver une solution. Commerce Suisse demandait une clarification depuis longtemps – il est d’autant plus important que les tarifs douaniers restent stables pour l’instant ou, dans le meilleur des cas, continuent à baisser. »
L’accord confirme l’importance du libre-échange fondé sur des règles pour la Suisse
L’incertitude qui a régné ces derniers mois montre clairement les risques qui surviennent lorsque l’on s’écarte d’un commerce mondial ouvert et fondé sur des règles. Pour un petit pays, fortement interconnecté comme la Suisse, des relations commerciales fiables, équitables et stables sont essentielles.
Les expériences récentes le confirment : un accès au marché mondial qui fonctionne n’a rien d’un acquis. Les barrières commerciales, les tensions géopolitiques et les tendances protectionnistes peuvent causer d’importants dommages économiques.
Des relations commerciales stables garantissent l’approvisionnement et la compétitivité
Commerce Suisse continuera à s’engager avec détermination pour une place commerciale suisse forte, pour des marchés ouverts et pour des relations internationales stables. Les piliers essentiels pour y parvenir sont les suivants :
Diversification des relations commerciales afin de réduire les dépendances
Accords de libre-échange modernes avec les partenaires établis comme avec les marchés dynamiques en croissance
Voie bilatérale avec l’UE qui reste essentielle pour la sécurité d’approvisionnement, la prévisibilité et la stabilité.
« Les marchés ouverts sont le poumon de l’économie suisse. Cela vaut autant pour les importations que pour les exportations », ajoute Kaspar Engeli. « Nous continuerons à nous engager pour que la Suisse bénéficie de conditions commerciales fiables dans un environnement de plus en plus exigeant. »

















